LE PALAIS DE L’EST

@netflix

Titre original : 동궁
Titre international : The East Palace
Titre français : Le Palais de l’Est
Année : 2026
Genre : Historique, Fantastique, Mystère, Occultisme
Réalisation : Choi Jung Kyu
Scénario : Kwon So Ra, Seo Jae Won
Acteurs principaux : Nam Joo Hyuk, Roh Yoon Seo, Cho Seung Woo
Diffusion : Netflix
Épisodes : 16
Diffusion : 17 juillet 2026

Toutes les informations citées dans nos pages « Les Coulisses » proviennent de sources vérifiées et avérées – Recherches et retranscriptions réalisées par la Team KDrama 4 You

Le « Palais de l’Est »
existait bien sous Joseon

© Netflix / Garage Lab — Le Palais de l’Est (동궁 / The East Palace), 2026.
© Netflix / Garage Lab — Le Palais de l’Est 동궁 The East Palace, 2026

En coréen, Donggung 동궁 signifie littéralement « Palais de l’Est ». Sous la dynastie Joseon, c’était le nom donné à la résidence et à l’espace réservés au prince héritier, à l’intérieur du complexe royal. Et son emplacement à l’est n’était pas choisi au hasard.

Le prince héritier représentait le futur de la dynastie. Or, l’est est associé au soleil levant et au printemps, donc au commencement et au renouveau. Placer le futur roi à l’est du palais symbolisait ainsi celui qui attend son heure pour accéder au trône, comme le printemps précède l’épanouissement.

Toutefois, toute l’histoire racontée dans le drama reste une version fictive de l’époque Joseon. Les scénaristes ont donc pris une véritable institution de cette époque pour en faire le cœur de leur histoire surnaturelle.

Et cela devient encore plus malin lorsqu’on pense au scénario : le Donggung représente normalement l’avenir de la dynastie et la continuité de la lignée royale. Dans le drama, c’est précisément autour de cet endroit que les héritiers meurent les uns après les autres. Le symbole même du futur de la monarchie devient alors le lieu où ce futur est menacé de disparaître.

Sources : Netflix – Academy of Korean Studies – National Institute of Korean Language

Le décor du palais
frappé par un véritable incendie

Le tournage de The East Palace a commencé fin 2024, avec une partie importante de la production installée à Yeoncheon, dans la province de Gyeonggi. Mais le 21 décembre 2024, un important incendie se déclare sur le lieu de tournage.

Le feu ravage entièrement un bâtiment de décor d’environ 3 655 m², ainsi que du matériel de tournage et d’éclairage qui se trouvait à l’intérieur. Heureusement, aucun acteur ni membre de l’équipe n’était présent au moment de l’incendie et aucun blessé n’a été signalé.

Et forcément, difficile de ne pas relever l’étrange coïncidence : pour une série racontant justement l’histoire d’un palais maudit, hanté par les morts et lui-même marqué par les flammes, voir une partie de ses véritables décors partir en fumée pendant le tournage a quelque chose d’assez troublant… sans évidemment y voir une quelconque manifestation surnaturelle !

© Netflix — The East Palace 동궁 via BNT News Korea

Sources : Yonhap News – Newsis

Un palais construit
à partir de plusieurs décors

Ce que nous voyons comme un seul et immense palais à l’écran n’est en réalité pas forcément un seul lieu. Pour les besoins du drama, une partie des décors du palais a été spécialement construite à Yeoncheon, dans la province de Gyeonggi, où plusieurs séquences ont été tournées.

Adresse du plateau de Yeoncheon
Misan-myeon, Yeoncheon-gun, Gyeonggi-do

Plusieurs sources spécialisées mentionnent également le Mungyeong Saejae Open Set pour certaines scènes extérieures, mais sans confirmation officielle à ce jour. Ce qui est intéressant, c’est que cet immense décor permanent, reproduisant l’architecture de l’époque Joseon, possède lui aussi son propre Donggung.

Deux mondes
Deux tournages différents

Premier fait intéressant : seulement 20 à 30 % de l’apparence finale du monde des esprits reposerait sur les effets visuels. Et c’est un point important, car dès le départ, le réalisateur Choi Jung Kyu voulait que l’on puisse savoir en un seul coup d’œil si Gu Cheon se trouvait dans le monde des vivants ou dans le Realm of Gwi. Pour y parvenir, il ne voulait surtout pas se contenter d’un simple filtre coloré ou d’images générées par ordinateur ajoutées après le tournage.

La production a donc commencé à créer cette différence dès la conception des décors. Certains espaces existaient ainsi en deux versions physiques différentes : une pour le monde des vivants et une autre pour celui des esprits. Dans d’autres cas, un même lieu pouvait être transformé ou même filmé à des saisons différentes afin d’en modifier complètement l’atmosphère.

Et le souci du détail va encore plus loin : certains sols et certaines colonnes du monde des esprits ont volontairement été construits légèrement de travers. Une différence que l’on ne remarque pas forcément au premier regard, mais qui contribue justement à créer cette étrange sensation que, une fois passé de l’autre côté, quelque chose ne fonctionne plus tout à fait normalement..

La couleur joue également un rôle essentiel pour nous faire comprendre immédiatement que l’on vient de changer de dimension. Le monde des vivants est dominé par des tonalités froides et bleutées, tandis que le monde des esprits évolue progressivement vers le rouge, l’ambre puis le jaune. Choi Jung Kyu explique avoir volontairement joué avec ces couleurs car elles font partie des éléments que notre œil identifie le plus rapidement.

Mais il voulait aller encore plus loin et donner l’impression que, de l’autre côté, même la gravité ne fonctionnait plus tout à fait de la même manière. Pour créer cette sensation étrange et presque irréelle, l’équipe a donc travaillé sur plusieurs éléments en même temps : le rythme du montage, le son, les couleurs, les mouvements et bien sûr les effets visuels. Finalement, lorsque Gu Cheon franchit la frontière, ce n’est pas seulement le décor qui change : c’est toute l’atmosphère du drama qui bascule avec lui.

© Netflix — The East Palace 동궁

Les scénaristes Kwon So Ra et Seo Jae Won ne sont pas partis de zéro pour imaginer toutes ces créatures. Une grande partie d’entre elles trouve ses racines dans des textes historiques, des légendes et des histoires transmises par la tradition orale coréenne, avant d’être adaptées ou parfois complètement réinventées pour les besoins du drama.

Mais encore fallait-il réussir à les faire comprendre à un public qui n’avait peut-être jamais entendu parler de ces créatures auparavant. Plutôt que de multiplier les longues explications, la production a donc choisi de faire parler leur apparence. Leur design devait permettre de comprendre presque instinctivement leur nature, leur caractère et parfois même leur niveau de dangerosité, simplement en les regardant.

Choi Jung Kyu explique également avoir cherché le juste équilibre : conserver les caractéristiques issues des croyances et légendes coréennes, tout en leur donnant une apparence plus moderne, sans pour autant pousser l’horreur trop loin et rendre les créatures trop dérangeantes ou repoussantes pour le grand public.

© Netflix — The East Palace 동궁

C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi certaines créatures du drama peuvent être franchement effrayantes, tandis que d’autres, comme notre petit Ggeomeoksali, peuvent presque nous paraître mignonnes au premier regard… alors qu’elles ne le sont pas vraiment !

Pour certaines créatures, la production utilisait un modèle physique directement sur le plateau, afin que les acteurs puissent visualiser leur taille, leur apparence et surtout la manière dont ils devaient interagir avec elles. Ce modèle servait de référence pendant les répétitions, avant d’être retiré au moment de tourner. Les acteurs devaient alors reproduire leurs gestes face au vide, et la créature définitive était ensuite ajoutée numériquement à l’image.

Dexter Studios derrière
le monde des esprits

Dexter Studios est loin d’être inconnu en Corée, et son CV parle de lui-même. Fondé en 2011, ce studio sud-coréen est spécialisé dans les effets visuels (VFX), la création de créatures et d’environnements numériques, la production virtuelle, l’étalonnage ou encore le son. Au fil des années, il s’est imposé comme l’un des grands noms des effets visuels en Corée.

Et il suffit de regarder quelques-unes des productions auxquelles ses équipes ont participé : Parasite, Space Sweepers, Along with the Gods, Escape from Mogadishu, Ashfall, Gyeongseong Creature, Hellbound 2, The Divine Fury ou encore Parasyte: The Grey.

Leur travail a également été récompensé à plusieurs reprises aux Blue Dragon Film Awards pour ses effets visuels, notamment pour Along with the Gods, Ashfall, Space Sweepers et Escape from Mogadishu.

Pour Le Palais de l’Est, le studio a notamment participé à la création numérique des créatures, des environnements surnaturels et du Spirit Realm, donnant ainsi vie à tout un univers que les acteurs devaient parfois se contenter d’imaginer face à eux pendant le tournage.

Après avoir construit deux versions de certains décors, imaginé tout un univers surnaturel et fait appel à de nombreux effets visuels, Choi Jung Kyu explique que certains des plans dont il était finalement le plus satisfait étaient ceux où la nature avait fait une partie du travail toute seule.

Il cite notamment les jours où la neige tombait réellement, ceux où le froid était particulièrement intense ou encore les moments où le vent soufflait véritablement sur le plateau. Pour lui, ces conditions naturelles apportaient quelque chose de beaucoup plus réaliste à l’image et constituaient surtout une excellente base sur laquelle les équipes pouvaient ensuite ajouter les effets visuels.

Finalement, malgré tout l’arsenal technologique nécessaire pour donner vie au monde des esprits, une véritable bourrasque de vent ou quelques flocons de neige pouvaient encore apporter à une scène ce petit quelque chose qu’aucun ordinateur ne reproduit exactement de la même manière.

Sources : Korea JoongAng Daily (Interview de Choi Jung Kyu) – Aju Press – Yonhap – Soompi – The Art of VFX

Tous les fantômes
ne sont pas les mêmes

Dans Le Palais de l’Est, les créatures que combat Gu Cheon ne sont pas toutes de simples « fantômes ». La série nous plonge dans une véritable hiérarchie du monde des esprits, largement inspirée de l’imaginaire et du folklore coréens. Le terme « gwi » (귀) désigne un esprit ou un fantôme, mais derrière ce mot se cachent en réalité plusieurs catégories de créatures, chacune avec sa propre origine, ses caractéristiques et surtout son degré de dangerosité.

© Netflix / Garage Lab — Le Palais de l’Est (The East Palace), 2026

Terme général pour désigner le fantôme, l’esprit d’une personne décédée qui demeure dans le monde des vivants. Il reste sur terre parce que quelque chose le retient encore : une histoire inachevée, les circonstances de sa mort ou tout simplement parce qu’il n’a pas encore trouvé le repos. Il peut alors hanter les personnes qu’il connaissait de son vivant, qu’il s’agisse d’êtres aimés ou de ceux qui lui ont fait du mal.

Désigne plus précisément un gwi-shin rempli de wonhan 원한, c’est-à-dire d’une profonde rancœur née d’une injustice, d’une souffrance ou d’une mort tragique. C’est cette rancœur qui l’empêche de quitter le monde des vivants et de trouver enfin le repos.

Le plus dangereux, car il peut s’agir d’une personne profondément mauvaise de son vivant ayant conservé cette nature après sa mort. Il peut aussi être un esprit rancunier dont la haine et la fureur se sont amplifiées avec le temps, au point de le rendre extrêmement dangereux. Contrairement aux autres fantômes, il peut s’en prendre à des innocents qui n’ont absolument aucun rapport avec sa propre histoire.

Crédit : © Netflix — Le Palais de l’Est / The East Palace (2026).
Crédit : © Netflix — Le Palais de l’Est (The East Palace) 2026

Dans la série, le petit personnage Ggeomeoksali est un gwi-mae. C’est une créature surnaturelle qui naît de l’accumulation d’énergies négatives. Et il n’y a pas meilleur endroit qu’un palais rempli d’ambition, de corruption, de secrets et de rancœurs pour permettre à ces créatures d’apparaître. Pour grandir et survivre, elles absorbent l’énergie vitale des humains — le yang.

Contrairement à la plupart des gwi-mae qui restent attachés à un lieu, notre petit Ggeomeoksali s’attache directement à Gu Cheon , il le suit pour lui voler son énergie et sa nourriture.

Sources : Netflix Tudum – Academy of Korean Studies – Encyclopedia of Korean Culture

Les épées de Gu Cheon

L’épée, son arme absolue et de prédilection. Et son choix est loin d’être anodin : ces armes ne sont pas de simples inventions esthétiques imaginées pour les besoins de la série, mais reposent bel et bien sur de véritables croyances populaires coréennes, dont certaines remontent jusqu’à l’époque Joseon.

📸 Crédit : © Netflix — The East Palace / Le Palais de l’Est (2026).
Crédit : © Netflix — The East Palace (Le Palais de l’Est) 2026

Dans la série, Gu Cheon demande des branches de pêcher orientées vers l’est et utilise notamment une épée fabriquée dans ce bois pour affronter les esprits. Ce détail vient directement d’une ancienne croyance coréenne : Dongdoji 동도지 la branche d’un pêcher qui pousse en direction de l’est.

Selon l’Académie des études coréennes, ces branches étaient considérées comme particulièrement efficaces pour repousser les mauvais esprits. L’est étant la direction où le soleil se lève, il est associé à une forte énergie yang. Une branche ayant poussé dans cette direction était donc supposée être particulièrement chargée de cette énergie positive, capable de s’opposer aux forces liées aux esprits.

Et ce n’est pas seulement une légende reconstruite pour le drama. On trouve dans des documents historiques des pratiques consistant à frapper ou chasser les mauvais esprits avec des branches de pêcher, à fabriquer des balais rituels avec ces branches ou même des arcs destinés symboliquement à faire fuir les esprits.

Encore plus intéressant, les Annales de la dynastie Joseon rapportent qu’en 1506, sous le règne de Yeonsangun, l’utilisation d’épées et de planches fabriquées en bois de pêcher fut ordonnée lors de rites destinés à chasser les esprits considérés comme responsables des épidémies. L’arme de prédilection de Gu Cheon possède donc un véritable précédent historique remontant à l’époque Joseon.

Le byeokjomok 벽조목, l’autre arme particulière du drama possède une histoire encore plus spectaculaire, entourée de croyances et de légendes.

Dans l’imaginaire traditionnel coréen, le jujubier était déjà associé à une forte énergie yang. Mais lorsqu’il était frappé par la foudre, cette puissance était considérée comme encore renforcée. Le bois ainsi obtenu, appelé byeokjomok 벽조목, devenait alors un matériau particulièrement rare auquel on prêtait le pouvoir de repousser les forces maléfiques et les mauvais esprits.

Et le drama respecte parfaitement cette croyance : Gu Cheon utilise aussi bien des épées fabriquées à partir de branches de pêcher que du bois de jujubier frappé par la foudre pour combattre les esprits. Un détail qui n’est donc, une nouvelle fois, pas simplement esthétique : son arsenal puise directement dans les croyances populaires coréennes.

Autre élément que l’on voit dans cet univers est cette grosse corde de paille que l’on peut tendre pour délimiter et protéger un espace

Traditionnellement, on tendait le geum-jul devant une maison, un lieu rituel, un arbre sacré ou parfois autour d’un village. Son rôle était de créer une barrière surnaturelle pour bloquer les influences néfastes. On pouvait y accrocher du papier blanc, du charbon, des branches de pin ou encore des piments rouges.

Les fameux papiers jaunes couverts de signes rouges que l’on retrouve régulièrement dans les dramas occultes coréens sont en réalité des talismans auxquels on attribue de véritables pouvoirs surnaturels : les bu-jeok 부적. Les caractères, symboles et dessins qui y sont tracés sont censés être chargés d’une puissante force protectrice.

Certains servent à attirer la chance, tandis que beaucoup sont spécifiquement destinés à repousser les mauvais esprits, prévenir les catastrophes ou bloquer les influences néfastes. Traditionnellement réalisés sur du papier jaune avec des inscriptions rouges, leur apparence si reconnaissable n’est donc pas une invention des dramas, mais trouve bien son origine dans d’anciennes pratiques et croyances coréennes.

Source : Netflix Tudum – Academy of Korean Studies – Encyclopedia of Korean Culture – Annals of the Joseon Dynasty

Nam Joo Hyuk,
des combats loin d’être improvisés

Pour incarner Gu Cheon, Nam Joo Hyuk ne s’est pas contenté d’apprendre quelques mouvements de sabre juste avant de tourner. Avant même le début du tournage, il s’est inscrit dans une école spécialisée dans les scènes d’action afin de préparer ses combats et le maniement de ses armes.

Et cet entraînement ne s’est pas arrêté une fois les caméras lancées. Entre deux journées de tournage, il retournait s’entraîner pour apprendre et répéter les chorégraphies des scènes suivantes, tout en continuant à travailler certains mouvements chez lui. Au final, l’acteur explique s’être entraîné pratiquement tous les jours pendant la production.

© Netflix / Garage Lab – The East Palace 동궁, 2026

Gu Cheon n’est pas simplement un chasseur de fantômes qui cherche à détruire tout ce qui se trouve devant lui. Son objectif est plutôt de libérer les esprits de leur rancœur afin qu’ils puissent enfin quitter ce monde. C’est justement en partant de cette idée que Nam Joo Hyuk a construit le style de combat de son personnage, privilégiant des mouvements plus défensifs qu’agressifs et laissant de côté les gestes trop spectaculaires ou inutiles. Il s’est tellement investi dans cette partie physique qu’il affirme avoir réalisé la majorité de scènes d’action lui-même.

Une autre difficulté attendait pourtant Nam Joo Hyuk : une bonne partie de ses adversaires n’était tout simplement pas présente au moment du tournage.

Les créatures étant ajoutées ensuite grâce aux effets visuels, l’acteur devait combattre face au vide, tout en imaginant leur taille, leur position, leurs déplacements et la façon dont elles allaient réagir à ses attaques.

Même notre petit Ggeomeoksali lui a demandé ce travail particulier. Une représentation de la créature était utilisée pendant les répétitions afin que Nam Joo Hyuk puisse visualiser son apparence et sa position. Mais au moment de tourner, elle était retirée. Il devait donc mémoriser ce qu’il venait de voir puis reproduire ses interactions avec absolument rien devant lui.

Et s’il y a bien un élément que Nam Joo Hyuk risque de ne pas oublier de ce tournage, c’est l’eau ! Bon, on peut dire qu’il avait déjà une certaine habitude de passer ses journées dedans depuis Weightlifting Fairy Kim Bok-joo, où son personnage Jung Joon Hyung était nageur professionnel. Mais pour Le Palais de l’Est, les conditions étaient bien différentes…

Les passages entre le monde des humains et celui des esprits ont nécessité énormément de séquences aquatiques. Le problème ? Le tournage s’étalant sur plusieurs saisons, l’acteur a dû les réaliser aussi bien pendant les fortes chaleurs de l’été qu’en plein hiver.

À force de passer autant de temps dans l’eau, Nam Joo Hyuk a même développé d’importantes irritations cutanées au niveau des bras.

© Netflix / Garage Lab – The East Palace 동궁 2026

Cette accumulation d’entraînements, de combats et de scènes physiquement éprouvantes a également eu un effet très visible sur Nam Joo Hyuk. L’acteur explique être passé d’environ 84-85 kg au début de la production à 78 kg.

Mais plutôt que d’essayer de masquer cette transformation physique, elle a finalement servi le personnage. Au fil de l’histoire, Gu Cheon perd progressivement son énergie yang et s’affaiblit. La silhouette de plus en plus mince de Nam Joo Hyuk venait donc naturellement renforcer cette dégradation physique du personnage.

Sources : The Korea Times – SBS News – Soompi – Hashtag Legend

Roh Yoon Seo n’a pas été
épargnée non plus

L’actrice principale Roh Yoon Seo a elle aussi eu droit à des scènes particulièrement éprouvantes, notamment dans l’eau. Il s’agissait d’ailleurs de sa première véritable expérience de tournage en profondeur sous l’eau. Pour s’y préparer, elle a notamment dû apprendre à équilibrer la pression dans ses oreilles.

Et même si elle explique ne pas avoir particulièrement peur de l’eau, se retrouver complètement immergée à environ 2 m de profondeur l’a réellement effrayée. Plusieurs entraînements et dispositifs de sécurité ont donc été mis en place pour lui permettre de réaliser ces scènes dans les meilleures conditions.

Elle avait d’ailleurs répété les séquences aquatiques en amont. Lors d’une interview avec Nam Joo Hyuk, elle explique que l’équipe avait effectué beaucoup de préparation et de répétitions avant les prises, justement pour pouvoir réaliser ces scènes difficiles dans les meilleures conditions.

© Netflix – The East Palace 동궁 2026

Le Palais de l’Est était également son premier sageuk, mais aussi son premier projet mêlant autant d’action et d’occultisme. Roh Yoon Seo a donc dû se préparer à de nombreuses disciplines : équitation, maniement du sabre, tir à l’arc ou encore chutes de cascade, sans oublier bien sûr ses nombreuses scènes aquatiques. Elle a d’ailleurs réalisé elle-même plusieurs de ces séquences physiques

Et elle partageait une autre difficulté avec Nam Joo Hyuk : jouer face à des fantômes qui n’existaient tout simplement pas devant elle. Lorsque Saeng Gang entend ou ressent la présence des esprits, Roh Yoon Seo devait souvent se fier uniquement aux indications du scénario et imaginer la créature, sa position et ses mouvements pour construire sa réaction. Certaines scènes allaient même encore plus loin puisque la caméra représentait directement le point de vue du fantôme, tournant autour d’elle comme si l’esprit était réellement présent.

Sources : Maeil Business Newspaper – Soompi – Newspim – Daum

Un simple caméo qui a finalement demandé
5 mois de tournage

Dans Le Palais de l’Est, ce qui devait être au départ une simple apparition spéciale pour Kwak Dong Yeon s’est finalement transformé en près de cinq mois de tournage!

© Netflix – The East Palace 동궁 2026

L’acteur incarne le prince héritier, un personnage qui prend une importance considérable dans la seconde moitié du drama. Pourtant, lorsqu’on lui propose le rôle en lui parlant d’une « apparition spéciale », Kwak Dong Yeon s’imagine forcément une participation assez rapide. Sauf que son petit caméo va finalement lui demander plusieurs mois de travail !

Une situation dont l’acteur plaisantera lui-même par la suite : difficile de parler d’une simple apparition quand on finit par passer cinq mois sur le plateau.

Kwak Dong Yeon est un acteur bien connu des dramavores pour ses différents seconds rôles qui ont toujours bien marqués les esprits dans les dramas mais aussi dans les téléréalités, entre autres : Love in the Moonlight (2016), My ID Is Gangnam Beauty (2018), Vincenzo (2021), Queen of Tears (2024), Young Actors’ Retreat (2022), Rented in Finland (2024-2025), The Village Barber (2026)

Et son « apparition spéciale » ne s’est pas limitée à quelques scènes tranquilles. Son personnage apparaît notamment sous une forme particulièrement inquiétante, qui demandait à Kwak Dong Yeon environ trois heures de maquillage d’effets spéciaux à chaque fois.

Et le plus drôle, c’est qu’au moment d’accepter le rôle, il ne savait pas vraiment jusqu’où irait sa transformation. L’équipe maquillage plaisantait même avec lui en lui demandant si tout cela n’était vraiment pas écrit dans son contrat!

Et malgré son statut de « Special Guest« , la production ne lui a clairement pas fait de cadeau : maquillage prosthétique, combats au sabre et cascades suspendu à des câbles faisaient également partie du programme. Kwak Dong Yeon reconnaîtra d’ailleurs avec humour qu’il mentirait s’il disait n’avoir jamais maudit le réalisateur pendant le tournage !

@kwakdongyeon0

Et il y a encore un petit détail que l’on ne remarque pas forcément en regardant la scène. À un moment, son personnage doit boire du poison d’un seul coup. Ce geste n’était pas prévu exactement de cette manière dans le scénario : c’est Kwak Dong Yeon qui a décidé de l’improviser au moment de tourner.

Et Le Palais de l’Est marque également une étape particulière dans sa carrière puisqu’il s’agit de son dernier projet tourné avant son départ pour le service militaire. L’acteur doit en effet commencer son service le 25 août 2026, soit seulement quelques semaines après la sortie du drama.

Sources : Yonhap Interview Kwak Dong Yeon – Sports Kyunghyang – Netflix Tudum

Derrière Le Palais de l’Est, le couple qui aime les histoires surnaturelles

Les scénaristes de Le Palais de l’Est, Kwon So Ra et Seo Jae Won, couple marié à la vie civile, ne sont clairement pas à leur première histoire de fantômes et de créatures surnaturelles. Avant de nous plonger dans le Realm of Gwi, le duo avait déjà écrit The Guest en 2018, puis Bulgasal: Immortal Souls en 2021-2022. Autant dire que l’occultisme et le folklore coréens sont des univers qu’ils connaissent plutôt bien!

Netflix les présente d’ailleurs comme un duo ayant déjà développé des univers originaux autour de l’occultisme coréen, avant de s’attaquer à Le Palais de l’Est.

Leur parcours est d’ailleurs assez parlant. Dans The Guest, ils explorent la possession, l’exorcisme, le chamanisme et les esprits maléfiques. Avec Bulgasal, place aux créatures issues des légendes coréennes, à l’immortalité, la réincarnation et aux rancœurs capables de traverser les siècles. Et dans Le Palais de l’Est, ils plongent cette fois complètement dans le monde des esprits avec les gwi, won-gwi, gwi-mae et autres créatures surnaturelles.

Netflix fait lui-même le lien avec leurs précédents travaux, et pour Le Palais de l’Est, les créatures ont une nouvelle fois été puisées dans le folklore, les légendes et les traditions orales coréennes, avant d’être adaptées aux besoins de l’histoire.

Et surtout, les scénaristes ne les ont pas choisies simplement parce qu’elles étaient effrayantes ou spectaculaires. Certaines de leurs caractéristiques ou de leurs pouvoirs ont été modifiés pour le drama, mais chaque créature devait avoir une véritable utilité dans l’histoire.

On n’est donc pas simplement face à un nouveau monstre à combattre à chaque épisode : derrière chaque apparition, il y a une raison et une place bien précise dans le récit.

Leur fascination pour les créatures surnaturelles ne s’arrête même pas aux dramas. Le couple écrit également ensemble le webtoon Special Civil Servant 별정직 공무원.

Et devinez de quoi il parle? Encore de créatures surnaturelles! Cette fois, on suit Han Maru, un jeune homme qui pense avoir enfin décroché un simple poste de fonctionnaire au Ministère de l’Environnement avant de découvrir qu’il vient en réalité d’intégrer une unité gouvernementale secrète chargée de combattre des créatures appelées Rakshasa, capables de tuer et dévorer les humains.

Après The Guest, Bulgasal et maintenant Le Palais de l’Est, difficile donc de nier que Kwon So Ra et Seo Jae Won ont un petit faible pour les monstres et le surnaturel !

Sources : Netflix – Yonhap – Yes24 Biographie Kwon So Ra – Soompi – Naver webtoon

Ggeomeoksali est devenu
une petite star à lui tout seul

Le succès de Ggeomeoksali a clairement dépassé tout ce que la production pouvait imaginer. À l’origine, les scénaristes Kwon So Ra et Seo Jae Won cherchaient simplement à créer un petit gwi-mae mignon, presque comme un chien de compagnie, capable de former un duo avec Gu Cheon. Ils se sont alors inspirés d’une créature provenant d’une histoire transmise oralement pour donner naissance à notre Ggeomeoksali.

Et le public a complètement craqué pour lui! En Corée, il a rapidement été surnommé « le Groot de Joseon » à cause de son apparence de petite créature en bois, mais aussi « Gâteau de riz au sésame noir » pour sa petite silhouette noire et ronde. Même Nam Joo Hyuk explique que c’était la créature qu’il avait le plus envie de découvrir en lisant le scénario, tandis que Roh Yoon Seo le décrit comme un personnage tout mignon en apparence, mais suffisamment puissant pour éliminer d’autres gwi-mae.

L’engouement a été tel que les fans ont commencé à fabriquer leurs propres poupées et créations 3D, avant que Netflix décide finalement de lancer des produits officiels Ggeomeoksali : plusieurs porte-clés ainsi que deux T-shirts en collaboration avec Musinsa Standard, commercialisés août 2026 en Corée du Sud.

[Donggung Kkeomeoksalgi Official Merchandise] Photo Source: Musinsa, Netflix

La presse coréenne parle même du « syndrome Ggeomeoksali « . Et quand on sait que Netflix avait surtout développé ce genre de merchandising autour de gros succès comme Squid Game ou KPop Demon Hunters, notre petit gwi-mae s’en sort plutôt bien!

Sources : Netflix – Musinsa Standard

Le Palais de l’Est à l’assaut du monde

Sorti le 17 juillet 2026, Le Palais de l’Est n’aura eu besoin que de trois petits jours pour se hisser directement à la 2e place mondiale des séries non anglophones sur Netflix, avec déjà 4,9 millions de vues.

Et le succès ne s’arrête pas là puisque la semaine suivante, le drama conserve sa 2e place mondiale tout en grimpant à 8,1 millions de vues et plus de 55 millions d’heures regardées. Il entre alors dans le Top 10 de 69 pays, dont la France, et décroche même la première place en Corée du Sud.

Pas mal pour notre petit palais rempli de fantômes !

Sources : Netflix – Edaily

Netflix – Le Palais de l’Est
Recherches, retranscription, écriture par : Carole – KDrama 4 You

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